Biosimilaires mais pas identiques

Biosimilaires mais pas identiques

Après le rituximab en 2017, un second médicament biosimilaire, issu du trastuzumab, est désormais disponible en cancérologie. Nouveaux en cancérologie, les biosimilaires existent depuis une quinzaine d’année dans d’autres pathologies. Ils semblent donner lieu à moins de craintes que lors du développement des génériques.

Un médicament biosimilaire n’est pas un générique, qui lui concerne les médicaments produits par chimie comme l’aspirine. Des études de bioéquivalence attestent du fait qu’il est la copie en tous points conformes d’un médicament chimique. Les médicaments biologiques, issus du vivant, qui ne peuvent être reproduit à l’identique.

Un médicament biologique similaire mais pas identique
Un médicament biologique similaire (biosimilaire) est un médicament biologique de même composition qualitative et quantitative en substance active et de même forme pharmaceutique qu’un médicament biologique de référence. Le médicament biosimilaire n’est pas une copie parfaite du médicament biologique de référence, mais leurs différences sont mineures. Les deux médicaments fonctionnent de la même manière et ont une structure très semblable. Le biosimilaire est aussi efficace que le médicament de référence et a les mêmes effets.

L’exemple du rituximab
Le rituximab a été le premier biosimilaire autorisée en cancérologie en 2017. Rituximab est le nom de la molécule d’un anticorps monoclonal fréquemment prescrit pour le traitement des lymphomes non-hodgkiniens. Le médicament biologique de référence pour le rituximab est MabThera®. À l’heure actuelle, deux biosimilaires du rituximab ont été autorisés en France dans sa formulation pour injection intraveineuse uniquement. Ils ont pour
noms commerciaux, en 2018, Truxima® et Rixathon®.

Les biosimilaires du trastuzumab
Cette année, en 2018, des biosimilaires du trastuzumab sont disponibles. Le premier a été livré en août. Herzuma®, de son nom commercial, a été Développé par Celltrion Heathcare, Herzuma®. Il bénéficie d’une autorisation de mise sur le marché dans le cancer du sein au stade précoce, le cancer du sein métastatique, et le cancer gastrique métastatique. Un autre, le Kanjinti®, a été inscrit au journal officiel en aout pour les mêmes indications. D’autres devraient arriver sur le marché dans les prochains mois.

Trois ou quatre biosimilaires indiqués pour des pathologies cancéreuses sont attendus dans les deux ans.

Pour aller plus loin :

A propos Damien Dubois

Damien Dubois est journaliste et spécialiste de la communication en santé. Dans son activité en indépendant, il défend les droits des personnes atteintes de cancer ou de maladies chroniques et relaie leur parole, notamment dans le cadre de Cancer Contribution. Suite aux Etats-Généraux des malades atteints de cancer de 1998, avec d’autres jeunes adultes touchés par la maladie, il crée Jeunes Solidarité Cancer, première association portant la parole des adolescents et jeunes adultes concernés par le cancer et prônant une prise en charge spécifique de cette tranche d’âge intermédiaire. En 2016, il crée avec d’autres acteurs de la cancérologie, une plateforme Internet, conçue comme une boîte à outils pour aider les associations à aider les malades.