« Croire en ma vie »

« Croire en ma vie »

L’association Nouvel élan a été fondée sur la vision humaniste de l’économie sociale et solidaire, qui cherche à concilier justice sociale et développement économique, en privilégiant le bien être plutôt que la croissance. Des valeurs éthiques chères à sa fondatrice et clairement affichées dans le discours comme dans l’action.

Un chemin en soi et vers soi
Sylvie Blanchard a créé Nouvel Elan en 2014. Cette ancienne coach en réinsertion professionnelle et praticienne en massages bien-être, entend armer tous les malades et aidants qui le souhaitent de la force et de la croyance qui l’ont portée jusqu’à la rémission, en 2017, alors qu’on la disait condamnée. Convaincue que la santé, telle que définie par l’OMS, c’est-à-dire « un état de complet bien-être physique, mental et social », au-delà de l’absence de maladie, est source de vie et de vitalité, elle a fait de ce credo le fil rouge de son action.
« Croire en sa vie » relève d’un chemin intime que nul ne peut faire à la place d’un autre et qui échappe à nos modèles de fonctionnement fondés sur la rentabilité économique.  Dès lors, un seul levier à actionner : développer une forme de valeur ajoutée sociale.

Nouvel Elan propose une large palette d’ateliers de mieux-être (équilibre nutritionnel, massages, socio-esthétique, Pilates, yoga…), d’échange et de loisirs (chant, cinéma, arts plastiques…) complétée par des interventions ponctuelles dans le champ de la prévention et de l’accompagnement professionnel auprès de personnes touchées par le cancer. Autant d’axes de promotion du lien social mis à mal par la maladie, et d’outils de justice économique.

Structurer l’offre autour du besoin
Ces pratiques font souvent l’objet de projets personnalisés, à la demande d’entreprises, de collectivités locales ou d’autres associations, plus rarement de particuliers. Un moyen d’atteindre la cible des personnes fragilisées par le cancer tout en vendant des prestations à des entités qui peuvent en assumer le coût.

En effet, avec un nombre réduit de bénévoles, sans subvention ni sponsor, le développement de l’association repose sur un réseau relationnel soigneusement cultivé (qui lui permet de bénéficier de temps à autres de la mise à disposition d’espaces à titre gracieux) et sur la petite équipe de proches dont s’est entourée sa présidente. Seules sources de fonctionnement : le montant de l’adhésion demandée à ses membres et la rémunération de ses interventions, auxquelles s’ajoutent l’engagement citoyen de partenaires tels que MÊME ou Avène. De petits colis – produits de soins spécifiquement pensés pour les femmes touchées par le cancer, tisanes … – peuvent ainsi être expédiés sans contribution aux adhérentes.
Les activités sont assurées par des professionnels qualifiés et rémunérés ; la participation est donc le plus souvent payante et la fréquence rythmée par la demande. Seule l’organisation mise en place à Marseille autorise la programmation à jours fixes d’ateliers gratuits (réflexologie, Pilates, home organising), ainsi que de causeries autour d’un thé ou d’un café.
Un choix parfaitement assumé par Sylvie Blanchard, intransigeante sur la qualité de prestations à la hauteur de la vulnérabilité des personnes touchées par le cancer.

Une ambition : « faire ensemble »
Nouvel élan compte à ce jour environ 400 adhérents, hommes et femmes de 35 à 70 ans. Déployée à Paris et Marseille principalement, son activité s’étend progressivement à d’autres communes, comme récemment Biarritz et Evreux. Ouverte à un développement à plus grande échelle, mais surtout adepte de l’innovation collective, Sylvie Blanchard appelle de ses vœux une coopération inter-associative pour optimiser et pérenniser la démarche.

A bon entendeur…

A propos Sylvie Favier

Avec une formation initiale de linguiste et de traductrice, Sylvie Favier manifeste dès le début de sa carrière son intérêt pour le domaine scientifique. Après plus de 15 ans d’expérience de la communication en entreprise, dans de grands groupes du secteur entre autres (IMS Health, Groupe Profession Santé), elle opère en 2012 un tournant vers une activité indépendante de journaliste-rédactrice-traductrice. Elle est à l’origine de multiples réalisations éditoriales et enquêtes réalisées sur des thématiques médicales et de politique institutionnelle. Son intérêt pour la cancérologie est né au fil de rencontres et d’expériences dans son environnement personnel.

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