GÉNOMIQUE : LE FUTUR DE LA MÉDECINE PRÉDICTIVE ?

GÉNOMIQUE : LE FUTUR DE LA MÉDECINE PRÉDICTIVE ?

« Traiter plus efficacement ou traiter moins, c’est toujours traiter mieux et c’est ce que l’on attend de la génomique ». Le cadre du 5ème congrès de la Société Française de Médecine Prédictive et Personnalisée (SFMPP), qui s’est tenu à Paris les 27 et 28 juin dernier, est ainsi posé. Si un grand nombre d’initiatives publiques et privées témoignent de l’engouement que suscite la médecine oncogénomique, son développement et l’intrusion de l’intelligence artificielle ne vont pas sans soulever des questions d’ordre organisationnel, économique et éthique.

Les besoins de la médecine génomique ne cessent de s’amplifier dans le domaine diagnostique notamment pour les maladies rares, dans le domaine préventif avec l’analyse de gènes en panels, et dans le domaine thérapeutique pour le développement de thérapies ciblées. A l’origine de ce phénomène, l’apport de l’intelligence artificielle dans des domaines clés tels que les plateformes de bio-informatique, le traitement post-analytique des données génétiques, la réduction de l’errance et de l’impasse diagnostique dans les cancers et les maladies rares, la sélection de cibles thérapeutiques, etc. fait consensus mais appelle à la vigilance. Et une modification des dispositifs actuels semble inéluctable afin de répondre aux questions qui émergent : accès au diagnostic et aux soins pour tous, délais d’obtention et prise en charge des tests, encadrement éthique.

Quelles adaptations pour faciliter l’accès aux tests et anticiper les volumes ?
Quel modèle de financement et de remboursement ?
Quelle progression du Plan France Génomique 2025 ?

Une approche résolument transversale de l’actualité, pour une compréhension pratique de la médecine de précision.

A propos Sylvie Favier

Avec une formation initiale de linguiste et de traductrice, Sylvie Favier manifeste dès le début de sa carrière son intérêt pour le domaine scientifique. Après plus de 15 ans d’expérience de la communication en entreprise, dans de grands groupes du secteur entre autres (IMS Health, Groupe Profession Santé), elle opère en 2012 un tournant vers une activité indépendante de journaliste-rédactrice-traductrice. Elle est à l’origine de multiples réalisations éditoriales et enquêtes réalisées sur des thématiques médicales et de politique institutionnelle. Son intérêt pour la cancérologie est né au fil de rencontres et d’expériences dans son environnement personnel.