Innovation en cancérologie : la quadrature du cercle ?

Innovation en cancérologie : la quadrature du cercle ?

L’espoir scientifique porté par les nouveaux traitements des cancers, et la mise en adéquation des ressources organisationnelles nécessaires à leur mise à la disposition des malades constituent-ils une équation impossible à résoudre ?
C’est la question qui a été posée lors des 12èmes rencontres sur le cancer, le 9 octobre dernier, à Paris.

Notre pays, pionnier dans la lutte contre le cancer avec la mise en œuvre du premier Plan Cancer au début des années 2000 et dans l’accès précoce aux médicaments, avec la création dans les années 90 du dispositif d’Autorisation Temporaire d’Utilisation (ATU), pour permettre, dans un contexte où l’épidémie de SIDA prend des allures de catastrophe humanitaire, que les malades bénéficient des tout nouveaux antirétroviraux) se voit aujourd’hui relégué parmi les derniers de la classe.

Alors que jamais en effet les progrès de la recherche en cancérologie n’avaient été aussi spectaculaires et n’avaient suscité autant d’espoir pour les malades, ce déferlement d’innovation et l’urgence de les mettre à la disposition des patients engagent les pouvoirs publics dans une course contre la montre inédite.  Et suscite bien des interrogations quant à la capacité de notre système, aux prises avec les contraintes budgétaires, les niveaux de prix exigés par les laboratoires et la lourdeur  de ses procédures, à accompagner l’innovation et à en supporter la dépense.

Quelles sont les entraves à l’accès précoce aux thérapies prometteuses ? Vers quels nouveaux dispositifs de régulation s’oriente-t-on ? La France peut-elle relever le défi ? L’innovation coûte-t-elle trop cher ? Éléments de réponse issus des débats autour du thème « Le temps de l’espoir et des nouveaux défis ».

A propos Sylvie Favier

Avec une formation initiale de linguiste et de traductrice, Sylvie Favier manifeste dès le début de sa carrière son intérêt pour le domaine scientifique. Après plus de 15 ans d’expérience de la communication en entreprise, dans de grands groupes du secteur entre autres (IMS Health, Groupe Profession Santé), elle opère en 2012 un tournant vers une activité indépendante de journaliste-rédactrice-traductrice. Elle est à l’origine de multiples réalisations éditoriales et enquêtes réalisées sur des thématiques médicales et de politique institutionnelle. Son intérêt pour la cancérologie est né au fil de rencontres et d’expériences dans son environnement personnel.