Les enfants, les laissés pour compte de la recherche ?

D’après les interventions du Pr Anne-Paule Gimenez-Roqueplo, généticienne à l’Hôpital Européen Georges Pompidou et coordinatrice du groupe de travail Cancers Rares au sein du Cancéropôle Ile-de-France, de Dominique Blazy, directeur médical de MSD France, du Dr Aurélien Marabelle, directeur clinique du programme d’immunothérapie de  Gustave Roussy et de Patricia Blanc, présidente de l’association Imagine for Margo.

Les enfants et adolescents atteints de cancer sont souvent traités avec des molécules mises au point pour les adultes, dont le dosage est adapté empiriquement en fonction de leurs caractéristiques cliniques. De fait, rares sont les médicaments pédiatriques développés par les industriels : en cause la faible population concernée, la méconnaissance des effets médicamenteux sur un organisme en construction et les limites de la réglementation. Associations de parents, chercheurs et règlementaires se mobilisent pour accélérer le développement de produits innovants et mieux traiter les cancers pédiatriques.

La recherche en oncopédiatrie et l’intégration de l’innovation en immunothérapie dans les prises en charges des enfants atteints de cancer ont été parmi les sujets phares des 11èmes rencontres sur le cancer, présidées par Bernard Perrut, député du Rhône et vice-président de la Commission des affaires sociales, qui se sont tenues le 10 octobre dernier à Paris, sur le thème « Innovation : comment transformer l’essai ? », en présence également du Pr Jean-Yves Fagon, délégué ministériel à l’innovation en santé. Professionnels de santé et associations de patients ont apporté le témoignage de leur expérience de terrain sur cette thématique sensible ; un message sans ambigüité adressé  aux institutionnels.

Pour aller plus loin :

A propos Sylvie Favier

Avec une formation initiale de linguiste et de traductrice, Sylvie Favier manifeste dès le début de sa carrière son intérêt pour le domaine scientifique. Après plus de 15 ans d’expérience de la communication en entreprise, dans de grands groupes du secteur entre autres (IMS Health, Groupe Profession Santé), elle opère en 2012 un tournant vers une activité indépendante de journaliste-rédactrice-traductrice. Elle est à l’origine de multiples réalisations éditoriales et enquêtes réalisées sur des thématiques médicales et de politique institutionnelle. Son intérêt pour la cancérologie est né au fil de rencontres et d’expériences dans son environnement personnel.