Place de l’immunothérapie dans la stratégie thérapeutique 

Si l’immunothérapie permet de prolonger la survie dans les maladies localement avancées ou métastatiques, pourquoi ne pas l’utiliser dans des maladies moins avancées pour diminuer le risque de récidive ?

Dans les années 2010, le premier essai a été conduit dans le mélanome où la première molécule, l’anti CTLA4 ipilumumab, s’était montrée efficace pour les patients métastatiques. Dans le cas de mélanomes résécables (que l’on peut opérer), on sait que la rémission sera de courte durée et que plus de 50% des patients avec des critères de mauvais pronostic vont rechuter dans les années qui suivent. L’immunothérapie a montré un meilleur taux de survie à 5 ans, mais 40% de patients ont eu des effets secondaires sévères après les injections et 5 sont décédés au cours de l’essai clinique.

A l’heure actuelle, la prise en charge des effets secondaires a progressé (en particulier avec les corticoïdes) ; il faut néanmoins savoir les repérer très rapidement, sous peine de risquer d’entraîner le décès du patient.
Aux Etats-Unis, l’anti-CTLA-4 st autorisé en adjuvant (c’est à dire en traitement complémentaire après chirurgie ou radiothérapie) ; en France pas encore.

Concernant l’utilisation en adjuvant des anti-PD1 et anti-PDL1, beaucoup moins toxiques, des essais sont en cours dans de nombreuses pathologies – poumon, rein, mélanome. D’autres les testent en néo-adjuvant (avant chirurgie ou radiothérapie) dans le mélanome, le poumon et le sein.

Pour aller plus loin :

A propos Sylvie Favier

Avec une formation initiale de linguiste et de traductrice, Sylvie Favier manifeste dès le début de sa carrière son intérêt pour le domaine scientifique. Après plus de 15 ans d’expérience de la communication en entreprise, dans de grands groupes du secteur entre autres (IMS Health, Groupe Profession Santé), elle opère en 2012 un tournant vers une activité indépendante de journaliste-rédactrice-traductrice. Elle est à l’origine de multiples réalisations éditoriales et enquêtes réalisées sur des thématiques médicales et de politique institutionnelle. Son intérêt pour la cancérologie est né au fil de rencontres et d’expériences dans son environnement personnel.

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