Plan Cancer III. Avoir un avenir fertile.

Avec l’augmentation du nombre de guérisons et l’allongement de la durée de vie avec la maladie, la préservation des chances d’avoir une vie sociale et familiale la plus complète possible devient une priorité, notamment en ce qui concerne la fertilité.

Le sujet de la préservation de la fertilité avant le démarrage de traitements lourds reste délicat… Quand l’annoncer ? Dans quel cadre ? Par qui ? L’offre progresse mais les attentes des malades ne sont pas encore vraiment satisfaites.

Une meilleurs offre
La préservation de la fertilité des personnes atteintes de cancer s’organise. L’offre de soins est jugée satisfaisante dans 60 % des régions selon une enquête de l’Agence de biomédecine, réalisée auprès des ARS. A noter tout de même l’absence d’offre formalisée dans trois régions en 2015.
Des points d’amélioration ont été soulignés en termes d’évaluation des besoins, d’intervention pluridisciplinaire et surtout d’information auprès des patients et des professionnels de santé.

Faciliter les démarches
Dans le cadre du plan cancer précédent, un état de lieu de la science et des pratiques avait été réalisé par l’Agence de la Biomédecine, l’Institut National du Cancer, l’UNAPECLE et Jeunes Solidarité Cancer. Aujourd’hui, le soutien à cette préservation varie selon les Agences Régionales de Santé. Une plateforme d’appels unique pour faciliter les démarches des professionnels avec le Centre d’étude et de conservation des œufs et du sperme humains (CECOS). Des formations dédiées pour les professionnels et les référents. L’élaboration de recommandations de bonnes pratiques. La mise en place d’une e-RCP infertilité déployée au niveau national. Autant d’initiatives à évaluer et à diffuser pour améliorer encore l’offre de préservation.

Le cas AJA
La question de la préservation de la fertilité est d’autant plus prégnante chez les Adolescents et Jeunes Adultes (AJA) qui sont au début de leur vie de parents potentiels. Cette démarche de préservation de la fertilité s’inscrit dans une approche globale de soins. En plus des dispositifs précités, des Réunions de Concertation Pluridisciplinaire régionales spécifiques pour les enfants sont organisées avec les organisations interrégionales de recours en région Occitanie.
Concernant les AJA, les ARS soutiennent la poursuite de l’expérimentation du second plan cancer de structuration de la prise en charge spécifique (Nouvelle-Aquitaine, Hauts-de-France) et la structuration du dispositif de suivi à long terme des enfants et adolescents, qui fait en effet pour l’instant défaut. Or, il est essentiel pour mieux appréhender les effets à long terme des traitements et assurer un suivi épidémiologique. Un accompagnement psychologique des adolescents et jeunes adultes, comme des professionnels qui les soignent, est proposé dans certaines régions.

Pour aller plus loin :

A propos Damien Dubois

Damien Dubois est journaliste et spécialiste de la communication en santé. Dans son activité en indépendant, il défend les droits des personnes atteintes de cancer ou de maladies chroniques et relaie leur parole, notamment dans le cadre de Cancer Contribution. Suite aux Etats-Généraux des malades atteints de cancer de 1998, avec d’autres jeunes adultes touchés par la maladie, il crée Jeunes Solidarité Cancer, première association portant la parole des adolescents et jeunes adultes concernés par le cancer et prônant une prise en charge spécifique de cette tranche d’âge intermédiaire. En 2016, il crée avec d’autres acteurs de la cancérologie, une plateforme Internet, conçue comme une boîte à outils pour aider les associations à aider les malades.

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