Un prototype de test sanguin pour détecter le cancer du poumon

Un prototype de test sanguin pour détecter le cancer du poumon

L’essai Booster du consortium WIN s’appuie sur des échantillons de sang et de tissus pour identifier de nouveaux biomarqueurs du cancer du poumon non à petites cellules (NCLC).

Véritable problème de santé publique, le NCLC représente plus de 80% des cancers du poumon. Trop fréquemment diagnostiqué à un stade déjà avancé, il est difficile à traiter et souvent meurtrier.

Premières voies de recherche, les techniques d’imagerie à très haute sensibilité, ont donné des résultats encourageants mais mitigés. Une autre voie fondée sur des biomarqueurs sanguins, est en cours pour détecter des cancers précocement.

Lancé par le Consortium WIN (Worldwide Innovative Networking in Personalized Cancer Medicine), réseau mondial leader dans la médecine personnalisée contre le cancer et regroupant  plus de 40 entités de premier plan, l’essai BOOSTER utilise la biopsie liquide pour valider de nouveaux biomarqueurs de la maladie.
Cet essai a pour objectif de constituer, grâce à une plateforme largement ouverte, une bio-banque d’échantillons de sang, de tissus tumoraux et de tissus environnants, prélevés dans un premier temps sur une population de 500 patients atteints d’un cancer du poumon de stade 1 pendant deux ans, puis portée à 5000. Les prélèvements – et c’est l’originalité de cette étude – seront effectués avant et après la chirurgie curative, puis tous les 6 mois pendant 5 ans, afin de valider une spécificité et une sensibilité satisfaisantes des marqueurs.

Le programme Booster ambitionne ainsi de constituer un panel complet de marqueurs pour la détection précoce de ces cancers et pour la surveillance des récidives.

A propos Sylvie Favier

Avec une formation initiale de linguiste et de traductrice, Sylvie Favier manifeste dès le début de sa carrière son intérêt pour le domaine scientifique. Après plus de 15 ans d’expérience de la communication en entreprise, dans de grands groupes du secteur entre autres (IMS Health, Groupe Profession Santé), elle opère en 2012 un tournant vers une activité indépendante de journaliste-rédactrice-traductrice. Elle est à l’origine de multiples réalisations éditoriales et enquêtes réalisées sur des thématiques médicales et de politique institutionnelle. Son intérêt pour la cancérologie est né au fil de rencontres et d’expériences dans son environnement personnel.

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